Tentative d’attaque - Séquence 2

Titre : Tentative d’attaque : de l’approche à la mise en fuite du loup

Source : Projet CanOvis - IPRA 2013-2014

Description : Ces extraits vidéos illustrent une tentative d’attaque menée par un loup seul : son travail d’approche, le long face à face avec le troupeau avant sa charge, aussitôt enrayée par les CPT. Massif de Canjuers - Juillet 2014.

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Le contexte

Un troupeau de 2000 ovins est regroupé sur la couchade libre (non parquée) habituelle. Les animaux étant particulièrement serrés, ils forment une patate assez homogène – Huit CPT les accompagnent, dans le troupeau même ou à proximité immédiate. Le site est rocailleux mais peu pentu. La végétation y est de type garrigue (arbustes et pelouse sèche).

Le site de suivi - Canjuers

L'action

Extrait n°1 : Le loup apparait

Le début de soirée est calme, la météo est bonne. Vers 01h00, un loup apparait 400m à l’Est du troupeau, doucement mais sûrement il se dirige vers lui et entame une longue (9mn) et prudente approche.

Extrait n°2 : Approche finale

A quelques mètres du troupeau, plusieurs brebis ont déjà repérée le prédateur qui poursuit son approche, mais aucune ne bouge.

Extrait n°3 : L’attaque déjouée

Le loup est finalement parvenu au dessus et au centre de la patate que forme le troupeau. Il lance son attaque mais visiblement sans proie précise en ligne de mire. Deux CPT proches de l’action interviennent instantanément et mettent en fuite le prédateur.


Commentaires

Durant le suivi, la zone est fréquentée par un groupe de loups (minimum 6 individus) et le troupeau est régulièrement « visité » mais pas forcément attaqué.

Ici, dans sa tournée nocturne, ce loup apparait plus déterminé. Une fois devant les animaux le face à face est calme et long, le loup semble hésitant. Les brebis ne bougeront finalement qu’au lancement de l’attaque proprement dit. Par ailleurs, aucun CPT ne semble l’avoir détecté jusque là mais leur réaction est rapide et efficace pour l’éloigner dès lors qu’ils perçoivent la perturbation. Leur intervention est visiblement liée au mouvement de fuite des brebis les plus en danger au moment de la charge du loup.

Deux autres CPT vont se joindre aux premiers pour courser le prédateur sur environ 300 m. il finira par disparaitre par le haut du versant.

Si le loup lance une charge « prudente et/ou peu motivée » et semble craindre les CPT (sa fuite est immédiate), il donnera par contre, durant la poursuite, l’impression de plus d’aisance et de marge sur ses poursuiveurs qui interrompent assez vite leur intervention en même temps que le loup ralenti sa fuite.

A 01h20 tous les CPT ont rejoint le troupeau, qui lui n’a pratiquement pas bougé. Sur cette action le retour au calme est rapide tant pour les CPT (5mn) que pour le troupeau (moins d’une mn).

Cette séquence illustre une catégorie d’interactions que nous avons régulièrement observé aussi bien sur le massif du Mercantour que sur Canjuers et qu’une première analyse nous amènerait à attribuer plutôt à de jeunes loups intéressés mais peu expérimentés (voir Rapport d'activités 2014).


Réalisées dans le cadre du suivi nocturne du projet CanOvis, ces images présentent un caractère exceptionnel. Elles fournissent des données qui confirment certaines connaissances déjà établies mais révèlent également des informations inédites sur les interrelations entre loups, troupeaux et système de protection, qu’il convient d’aborder avec prudence et rigueur scientifique, particulièrement à ce stade de l’étude.

  • Massif du Mercantour - Etude et images réalisées avec l’autorisation du Directeur du Parc National du Mercantour n° 2014-240, 2014-234, 2015-228
  • Plateau de Canjuers - Etude et images réalisées avec l’autorisation du Commandant du Camp militaire de Canjuers n°1-2015/1°RCA/PC/ENV

Qui sommes nous ?

L’IPRA (Institut pour la Promotion et la Recherche sur les Animaux de protection) a été créé en 1997 par Jean-Marc Landry, biologiste et éthologue, à la suite du retour du loup en Suisse et l’introduction des premiers chiens et ânes de protection.

Son objectif ? Trouver des solutions adaptées pour permettre une cohabitation durable entre le pastoralisme et les carnivores.

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