Le mimétisme du loup - Séquence 6

Titre : Le mimétisme du loup : quelle est la couleur de Canis lupus italicus ?

Source : Projet CanOvis - IPRA

Description : Stratégie adaptative dans le monde animal, le mimétisme permet aux proies comme aux prédateurs de se camoufler et passer (pour des raisons inverses) inaperçus. A ce jeu là, le loup « gris » européen (et sa sous-espèce italienne) se révèle particulièrement performant. Dans le cadre de nos travaux en alpages, les observations diurnes de loup sont régulières. Le premier aspect commenté est souvent la couleur du ou des individus suivis... ou du moins l’impression qu’on en a !

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Le « vrai » pelage du loup

De plus en plus courante en milieu naturel, une belle observation de loup (en distance et/ou durée) nous permet de détailler à peu près son pelage : le plus souvent un mélange de beige, de gris, de noir et de brun-jaune. Le dos étant plutôt sombre et le ventre plutôt clair avec une particularité à la tête : un masque labial blanc autour de la bouche et le début du cou (gorge). Finalement le pelage est un nuancier de couleurs « naturelles » à tendance gris-fauve plus ou moins mélangée de poils noirs et blancs.

Mimétisme du loup

La couleur du loup observé : une impression plus qu’une réalité

Mais le plus souvent, les observations restent plus furtives, plus lointaines et dans ce cas, il est bien difficile de décrire précisemment la couleur du ou des spécimens observés. Même le masque facial normalement caractéristique peut passer complètement inaperçu !

Repérage délicat pour ces deux loups de passage matinal sur l'alpage. On notera une différence de couleur entre les deux individus : entre gris et brun

Selon l’éclairage et la visibilité du moment, selon le milieu (pelouse, pierrier, sous-bois …) l’impression générale peut être très contrastée : gris argenté, roux, noir … Un même individu en mouvement dans un milieu varié donnera même l’impression de « changer » de couleur. Suivre un individu en déplacement dans une pelouse rocailleuse en fin d’automne peut être particulièrement difficile, même avec du bon matériel optique !


Extrait : Loups sur un alpage du Mercantour

Observation en soirée depuis le parc de regroupement nocturne.

On retrouve, en effet, dans le pelage du loup, nombre de couleurs et d’associations de nuances qui s’adaptent à une multitude de contextes naturels (milieux et visibilité) : l’essence même du mimétisme !

Il faut ajouter à cela une variabilité individuelle, qui fera apparaitre, dans le cas d’observation simultannée de plusieurs individus, tel loup plus brun, tel autre plus gris, plus clair ou plus foncé...

Enfin, il faut tenir compte de la variabilité saisonnière du pelage qui se densifie et peut s’assombrir en hiver. A l’inverse, le pelage estival peut être extrèmement ras et prédominent alors les tons brun-roux.

Il n’y a bien que dans le cas d’un manteau neigeux continu que l’animal perd ses capacités mimétiques. Mais là encore, par effet de contraste avec le blanc de la neige, le loup apparaitra plus sombre qu’il n’est réellement !

Réalité ou impression, depuis quelques temps se multiplient en France des témoignages portant sur des observations de loups « noirs »... Concernant la sous-espèce C.l.italicus ce n’est biologiquement pas impossible mais semble–t-il très rare (quelques cas détectés en Italie). Hormis ces observations, aucun document photo ou vidéo n’a permis jusqu’ici de valider ces informations dans notre pays.

Faut-il entendre dans ces témoignages : « uniformément noirs » ? « particulièrement foncés » ? « plutôt sombres »... ? Le doute subsiste.

Observation un peu lointaine : le loup apparait uniformément sombre

Réalisées dans le cadre du suivi nocturne du projet CanOvis, ces images présentent un caractère exceptionnel. Elles fournissent des données qui confirment certaines connaissances déjà établies mais révèlent également des informations inédites sur les interrelations entre loups, troupeaux et système de protection, qu’il convient d’aborder avec prudence et rigueur scientifique.

Mots clés: Vidéos CanOvis

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L’IPRA (Institut pour la Promotion et la Recherche sur les Animaux de protection) a été créé en 1997 par Jean-Marc Landry, biologiste et éthologue, à la suite du retour du loup en Suisse et l’introduction des premiers chiens et ânes de protection.

Son objectif ? Trouver des solutions adaptées pour permettre une cohabitation durable entre le pastoralisme et les carnivores.

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