Les moyens de protection directe

Etude de l'impact du fladry sur le comportement de la faune sauvage

Une diversité d’options techniques est applicable en fonction du contexte à partir des moyens directs de protection qui se combinent pour offrir plus d’efficacité et de souplesse dans la gestion du risque loup.

Systèmes d’effarouchement

En modifiant l’environnement pastoral, subitement ou sur un laps de temps assez court, effaroucher est l’action d’effrayer et idéalement faire fuir un prédateur. Il s’agit de mettre à l’épreuve les sens du loup, à l’approche d’un troupeau.
Les techniques d’effarouchement sont basées essentiellement sur des stimuli visuels ou sonores : fladries (rubans), fumigènes, détonations, éclairages, odeurs répulsives, tir non létal…
Généralement ces « leurres » répondent à un besoin temporaire de protection, leur effet est très souvent limité dans le temps, de quelques jours à quelques semaines. L’enjeu est donc de repousser le phénomène d’habituation en variant la source du ou des stimuli, leur fréquence d’utilisation et leur combinaison. En France chaque berger « bricole » ses propres outils d’effarouchement (parfum sur des chiffons, disques CD, pétards, stroboscopes…) les DDTM proposent des « cerbères », dispositifs automatisés de diffusion sonore et lumineuse.

Animaux de protection

En se basant sur l’effet territorial et l’attachement au troupeau, certains animaux domestiques développent un sens « inné » de protection du cheptel avec lequel ils évoluent. Grace à une morphologie imposante, chiens, lamas et ânes dissuadent, généralement, tout intrus de s’approcher du troupeau. A l’affut de toute perturbation ils s’interposent, manifestent clairement leur désapprobation (aboiements, cris, ruades, charges…) et peuvent aller jusqu’à la confrontation directe avec l’élément perturbateur si leurs avertissements ne suffisent pas.
Equidés et camélidés présentent une aversion forte à l’encontre des canidés, ils sont plutôt recommandés pour de petits troupeaux évoluant en milieux « faciles » : pâturages vallonnés et clôturés. Le tout dans un contexte de pression de prédation relativement faible.
Les expériences en France sont assez rares, même si ces grands animaux présentent plusieurs avantages dans leur gestion (bonne intégration aux troupeaux, régime herbivore, longévité…). L’animal de protection le plus utilisé est bien sûr le chien, qui demeure l’outil primordial d’un système de protection, le plus adaptable et le plus efficace même en cas de forte pression de prédation.

Clôtures

Initialement, la clôture est un outil de conduite des animaux au pâturage (diminution du temps de gardiennage, gestion de la ressource herbagère, des contraintes foncières)
Aujourd’hui en zones à loups, la clôture est devenue également le premier niveau de protection que la présence humaine ou les CPT renforceront efficacement. La clôture constitue pour le prédateur une barrière physique et répulsive de part son électrification.
Face aux risques de prédation, les parcs de regroupement sont utilisés comme moyen de sécurisation des lieux de repos des animaux (couchade et chôme) : les animaux rassemblés forment une unité compacte moins vulnérable aux attaques et à la dispersion, plus facile à surveiller par le berger et les CPT. Généralement se sont des filets électrifiés mobiles qui sont utilisés. Ces « parcs de nuit » se sont généralisés sur les alpages, ils représentent une mesure simple et rapide à mettre en place pour sécuriser la période nocturne, la plus vulnérable aux attaques.
Sur les systèmes d’élevages en parcs, les clôtures existantes ont été sécurisées par une électrification des structures. Sur les pâturages initialement libres, des parcs d’appui au gardiennage sont conçus pour diminuer le temps de conduite par le berger, en fonction de ses différentes missions, des facteurs de vulnérabilité et du risque loup du moment. Ces deux types de parcs fixes permettent à la fois la contention-protection du troupeau et la gestion de l’espace pastoral.

Le tir

Les éleveurs et bergers bénéficient d’autorisations de tirs de défense de leur troupeau, qu’il soit d’effarouchement ou létaux. Ils peuvent demander l’appui ou la délégation des tirs à des lieutenants de louveterie, des chasseurs locaux ou encore à la "brigade loup" (ONCFS) qui agiront « à proximité du troupeau ».


Page à consulter : Protocole d’intervention sur la population de loups

Qui sommes nous ?

L’IPRA (Institut pour la Promotion et la Recherche sur les Animaux de protection) a été créé en 1997 par Jean-Marc Landry, biologiste et éthologue, à la suite du retour du loup en Suisse et l’introduction des premiers chiens et ânes de protection.

Son objectif ? Trouver des solutions adaptées pour permettre une cohabitation durable entre le pastoralisme et les carnivores.

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