La population française de loups

ZPP Loup 2015-2016 (source: ONCFS)

Après son éradication totale en France au début du XX° siècle, ce grand carnivore est à nouveau détecté (de façon certaine) en France à l’automne 1992, dans le massif du Mercantour, département des Alpes Maritimes.

Issu de la population italienne (Canis lupus italicus) en expansion depuis une trentaine d’années dans ce pays, l’animal entame dès lors, un processus de recolonisation des territoires français qui lui sont favorables. À partir de l’extrême sud-est du pays, l’espèce étend depuis vingt ans son aire de répartition. Après s’être développée préférentiellement dans l’arc alpin, on la trouve aujourd’hui, dans une moindre mesure, de façon temporaire ou permanente, dans de nombreux autres territoires : Vosges, Jura, Massif Central, Pyrénées. Le loup ne se cantonne plus aux régions de montagne mais descend aussi en piémont et vers la plaine (Vaucluse, Drome, Gers, Aube…) Son aire de répartition croît en moyenne de 20 à 25% par année.

A l’issue du suivi estival 2017 (bulletins et flash du réseau loup - ONCFS ), 63 zones de présence permanente de l’espèce (ZPP) sont détectées dont 52 sont constituées en couple formé ou en meute. Via la méthode d’estimation de la taille d’une population, dite de « capture marquage recapture » (CMR), la population de loups, en mars 2016, est estimée à environ 292 individus ("moyenne la plus vraisemblable"). Le suivi hivernal 2017-2018 permet de donner une nouvelle estimation à 430 individus. En France le taux annuel de croissance de la population varie entre 10 et 20%, en tenant compte de la reproduction, de la mortalité naturelle, du braconnage, de l’émigration et de l’immigration.

Cette population française comprend une bonne cinquantaine de meutes auxquelles s’ajoutent à peu près autant de meutes versant italien des Alpes. En progression géographique et démographique régulière, la population de loups peut être considérée comme durablement installée dans les Alpes occidentales. Mais la généralisation récente des prélèvements légaux sur l'espèce, en France, peut poser dès aujourd'hui la question de sa viabilité sur le long terme.


À consulter :


Sources :

Site officiel de l’ONCFS

Randi, Ettore & Lucchini, Vittorio & Fjeldsø Christensen, Mads & Mucci, Nadia & M. Funk, Stephan & Dolf, Gaudenz & Loeschcke, Volker. (2001). Mitochondrial DNA Variability in Italian and East European Wolves: Detecting the Consequences of Small Population Size and Hybridization. Conservation Biology. 14. 464 - 473. 10.1046/j.1523-1739.2000.98280.x.

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L’IPRA (Institut pour la Promotion et la Recherche sur les Animaux de protection) a été créé en 1997 par Jean-Marc Landry, biologiste et éthologue, à la suite du retour du loup en Suisse et l’introduction des premiers chiens et ânes de protection.

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